Markdown, priorité à l’écriture

Peut-être avez-vous déjà entendu parler du Markdown sans trop savoir de quoi il s’agissait, ni à quoi ça servait ? Pourtant ce langage – puisqu’il s’agit d’un langage – s’avère très pratique au quotidien pour écrire, sans trop avoir à penser à la mise en page. J’ai longtemps été fan de LaTeX pour les mêmes raisons mais Markdown est bien plus simple à mettre en œuvre et à la portée de tout le monde.

Markdown kézako ?

Markdown est donc un langage informatique, plus précisément un langage de balisage qui a pour but d’offrir une syntaxe facile à lire et à écrire. Ainsi, votre document Markdown (.md ou .markdown) reste aisé à lire pour tout le monde et peut-être facilement converti dans d’autres formats de fichiers, en particulier en HTML structuré mais il existe aussi des possibilités d’export vers un PDF ou vers votre logiciel de traitement de texte préféré. Markdown a donc un réell intérêt pour quiconque publie sur Internet (via blog, un site, des commentaires ou même à travers la rédaction d’un mail) mais depuis quelques années, il suscite également l’intérêt d’autres utilisateurs, en particulier des personnes qui écrivent.
En effet, sa qualité première est de pouvoir esquisser une mise en page sans perdre un temps monstrueux, tout celà à l’aide d’une douzaine de signes.
Typiquement cette expression en Mardown :
*Bienvenue* sur le site **JusteUnProf.fr**

donnera :

Bienvenue sur le site JusteUnProf.fr

Et les logiciels dans tout cela ?

Que nenni. En Théorie.
Comme tous les langages, le Markdown peut très bien être rédigé depuis n’importe quel traitement de texte basique, y compris le Bloc-Notes de Microsoft ou TextEdit sur Mac. Au quotidien toutefois, certaines applications s’avèrent très utiles. On peut utiliser un éditeur de codes classiques comme Visual Code Studio, Sublime Text ou encore Atom. Il existe cependant d’excellentes app spécialisées dans l’écriture en Markdown. Sous macOS, je vous en conseille deux : Ulysses (44,99 €) et Byword (11,99€). J’utilise les deux dans des contextes différents : Ulysses me permet d’écrire des documents longs (typiquement des rapports, des manuscrits, etc.) en combinant plusieurs feuilles tandis que Byword me sert à rédiger des documents courts (typiquement cet article). J’essaierai de vous présenter ces deux logiciels prochainement.

Syntaxe du Markdown

Nous avons donc vu que le langage Markdown a une syntaxe claire et assez simple. En réalité, il utilise des balises (qui sont ici des caractères simples à produire- pour structurer et présenter son texte.

Les titres

On retrouve six niveaux de titres en Markdown. La balise que l’on utilise pour mettre en forme un titre est # que l’on répète autant de fois que le niveau de titre désiré :

#Titre de niveau 1  
## Titre de niveau 2  
### Titre de niveau 3  
#### Titre de niveau 4  
##### Titre des niveau 5  
###### Titre de niveau 6   

Les paragraphes et les retours à la ligne

Les paragraphes se créent automatiquement lorsqu’ils sont séparés par une ligne vide

Paragraphe 1

Paragraphe 2  

Lorsque l’on veut simplement revenir à la ligne, il suffit de terminer la ligne en cours par deux espaces :

Une version sans les deux espaces en fin de ligne :

Demain, dès l'aube; à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

donnera

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Alors qu’en mettant nos deux espaces c’est bien mieux :

Demain, dès l’aube; à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Les listes

Il est possible de créer des listes avec le langage Markdown. Les listes à puces utilisent, au choix, l’un des caractères suivants en début de ligne : *, + ou -.


* Premier élément
* Deuxième élément
    * Un sous-élément
    * Un autre
    * Etc.

On peut aussi créer des listes ordonnées en utilisant des chiffres :


1. Premier élément
2.  Deuxième élément
    1. Et son sous-élément...

Souligner l’importance de certains mots

Si vous êtes habitué à LaTeX, vous savez sans doute que l’on peut accentuer / souligner l’importance de certains mots (choisissez la formule), ce que nos amis anglophones appellent “emphasize”. Dans LaTeX, c’est différent d’une simple mise en forme en italique ou en gras. Markdown propose deux niveaux pour ces mises en avant : le premier en italique, le deuxième en gras. Pas de soulignement qui n’existe pas typographiquement. Pour mettre en italique, il faut encadre le mot ou l’expression souhaitée par le signe * ou _ ; pour le mettre en gras, il faut l’encadrait par deux signes : ** ou __.

Exemple :

Ce mot est en *italique*. Celui-ci est en **gras**.

donnera

Ce mot est en italique. Celui-ci est en gras.

Les citations

On utilise le signe > au début de chaque ligne pour citer du texte. Ainsi, dans Hamlet se pose la seule question philosophique vraiment sérieuse :

Être ou ne pas être, telle est la question.

On peut aussi vouloir citer du code informatique. Lorsqu’il s’agit seulement d’une commande que l’on veut insérer dans une phrase, on utilisera le symbole ` comme dans l’exemple suivant :

`print hello word` 

donne

print hello world

Les liens hypertextes

Des crochets [] encadrent le mot qui est lié tandis qu’on inscrit à la suite et entre parenthèses () l’adresse du lien.

[Google] (http://www.google.fr/)

Les images

On utilise les mêmes signes que pour un lien hypertexte en faisant précédé le tout d’un !.

![Le logo de Google](http://www.underconsideration.com/brandnew/archives/google_2015_logo_detail.png)

donne ceci :

Le logo de Google
Le logo de Google

Barres de séparations

Pour séparer deux éléments, on copie plusieurs fois le signe – ou le signe * à plusieurs reprises sur une ligne.

Les caractères spéciaux

Pour faire apparaitre un des caractères normalement utilisés dans la syntaxe Markdown, on utilise un antislash : \.

Apprendre tout cela en 8 jours ? Le défi que vous lance Urbanbike

Urbanbike est un blog que je lis couramment tant les sujets abordés par son auteur sont intéressants. Il a contribué à me pousser vers le Markdown et il propose une méthode pour apprendre ce fameux langage en 8 jours. Foncez, c’est ici.

Jupo Écrit par :

Derrière l'éléphant, se cache Jupo, un jeune prof de 26 ans. Lyonnais d'adoption, il travaille dans l'académie et parcourt aussi souvent que possible les rues de la capitale des Gaules. Passionné par la photo, les nouvelles technologies et l'histoire-géo, il relate sur ce blog ses envies, ses expériences, ses tests et son humeur.